Suivre France Éducation international
Fermer

France Éducation international fait une pause durant l’été et la publication des actualités sera suspendue entre le 2 et le 23 août, sauf en cas d’événement exceptionnel.

Vous pouvez naturellement nous suivre sur les réseaux sociaux FacebookTwitter et Instagram, tout au long de l’été.

Allemagne

  

Je m'appelle Anaïs, j'ai 30 ans et mon parcours, un peu atypique m'a mené jusqu'à la fonction d'assistant de français. Et je peux tout de suite vous dire que je ne regrette rien ("non, rien de rien")

J'ai été musicienne professionnelle puis j'ai repris les études à 25 ans, d'abord une licence LLCER Portugais. Après avoir obtenu mon master, j'ai entendu parler de la possibilité d'être assistant de français à l'étranger (par mon Université). Comme je vivais à l'étranger et que je ne voulais pas retourner en France, mon esprit vagabond a saisi cette opportunité. J'ai donc d'abord été assistante au Portugal (non loin d'Aveiro).

Une expérience extraordinaire durant laquelle j'ai abordé le métier d'enseignant de langue étrangère au sein d'un collège et d'un lycée. De plus, j'ai réellement tissé des liens forts avec certains des profs avec qui je travaillais, ma tutrice et même certains élèves. Le temps fort de cette aventure a été le voyage interscolaire des élèves portugais à Lamballe (en France). Ma tutrice m'a permis d'y participer et c'est en tant que traductrice et accompagnatrice que j'ai joué mon rôle lors de ce voyage.

Aujourd'hui, j'ai renouvelé l'expérience (dans deux écoles avec des classes qui vont du CM2 à la seconde), mais en Allemagne. Grand changement ! La langue, le climat, la culture, la gastronomie ... tout ! Mais ce qui est rigolo et qui ne change pas tant que ça, c'est l'enseignement/apprentissage de la langue étrangère. Les professeurs ont chacun leur méthode et les élèves sont tous différents dans leur manière d'appréhender la langue étrangère.

Cette expérience d'assistante de langue m'a permis de répertorier une grande quantité de codes, de démarches et de conception de l'enseignement /apprentissage. Couplé avec mon master FLE, je sais qu'il me donnera les clés pour obtenir une formation pédagogique fructueuse. Être assistant, c'est avoir envie de transmettre un peu de soi, de sa culture, de ces détails significatifs du langage qui nous est propre. Et lorsqu'on est motivé, les élèves nous le rendent au centuple et ça fait du bien !

Je ne dirais pas qu'il n'y a eu aucune zone d'ombre. Je pense notamment à la difficulté de monter des clubs de français ou au manque de volonté de certains professeurs de m'intégrer réellement dans leur cours. Mais dans les grandes lignes, je ne vous dirai qu'une chose : Foncez !!! Cette expérience ne peut être que bénéfique ! »

Anaïs

Argentine

Ces cinq mois en Argentine ont été parmi les plus beaux et riches en émotions de ma vie ! Jamais je n'aurais crue être capable de partir à l'autre bout du monde pour vivre seule dans un pays complètement opposé à notre façon de vivre en Europe et finalement je l'ai fait !  

Quelle merveilleuse expérience ! C'était vraiment génial de partager ma langue et ma culture avec des gens curieux de savoir comment on vit en France, de découvrir notre histoire et notre patrimoine ! C'est aussi un échange interculturel, une expérience professionnelle et humaine riche et formatrice.

L'Argentine est un pays magnifique et les argentins sont tout simplement adorables et très accueillants ! J'ai grandi, j'ai appris énormément de choses et ma vision de la vie et du monde a changé, sincèrement. Je recommande vivement de vivre une expérience comme celle d'être assistant de langue à l'étranger, ambassadeur/drice de notre si beau pays, c'est très gratifiant et ça fait réfléchir !

Dernier conseil, si vous choisissez l'Argentine et que vous souhaitez un réel dépaysement, choisissez une ville en province, Buenos Aires est une ville très agréable mais très semblable à l'Europe. L'Argentine, la vraie, ce sont toutes les autres provinces !

Pauline

Canada

  

Pendant ma première année de Master MEEF Anglais, je me suis rendue compte que ce que je voulais c’était retourner vivre au Canada. Je revenais tout juste d’une année en échange à Calgary en Alberta. Ni une, ni deux, je fais mon dossier pour devenir assistante au Canada, en espérant être de nouveau en Alberta … Après quatre longs mois d’attente, j’apprends que je suis prise à Edmonton, Alberta !!! Edmonton, affectueusement surnommée “Deadmonton” pendant la période hivernale (fin octobre-début avril) accueille le plus grand centre commercial d’Amérique du Nord (un cinéma, un hôtel, un parc d’attraction, une piscine, une patinoire et quelques 800 magasins différents) et le meilleur joueur de hockey du monde dans l’équipe des Edmonton Oilers.

En tant qu’assistante de français, je travaille à l’Université d’Alberta. Cela signifie que mes étudiants ont entre 18 et 30 ans pour la plupart. Je m’occupe des TDs pour les cours de français avancé, ainsi que du club de conversation en français “Francopains” et du club de cinéma “Cinécopains” avec l’autre assistante de français de l’établissement. Bien que les cours soient cadrés au niveau des évaluations, nous sommes libres de parler de tous les sujets. Cela donne lieu à des discussions extrêmement intéressantes avec les étudiants qui viennent d’endroits tous plus différents les uns des autres. Le français est intégré à un département plus grand “Modern Languages and Cultural Studies”, ce qui nous permet de rencontrer énormément de professeurs différents.

Quelques conseils pour vivre au mieux cette expérience Toujours prendre les devants, si vous avez une question, ne pas hésiter à la poser, on vous orientera toujours vers la bonne personne pour répondre. Rejoignez un club au sein de l’université, c’est le meilleur moyen de se faire des amis. Je fais partie de l’équipe de hockey de notre département, nous sommes les “Fluffy Roasters”, et la plupart de mes amis sont aussi dans l’équipe. Ne pas hésiter à prendre le temps de discuter avec les professeurs qui vous accompagnent. L’un de mes meilleurs souvenirs reste les vacances de décembre pendant lesquelles j’ai passé quelques jours dans la famille d’un des professeurs avec qui je travaille, au fin fond de la campagne Albertaine. C’était magique !

In a nutshell (comme on dit ici), je ne peux que recommander cette expérience. Le travail est génial, tout comme l’environnement dans lequel il se déroule.

Lisa

Colombie

  

Une licence d’Espagnol, un master en Art et Communication parcours Etudes Théâtrales, une année en Argentine… Et maintenant ?
Je ne suis pas plus avancée que lorsque j’ai commencé l’université, je ne sais toujours pas où aller, mais, le virus du voyage s’est fermement installé en moi alors… « Pourquoi pas l’assistanat ? ». J’avais vaguement entendu parler de ce programme il y a quelques années, sans vraiment croire qu’il était fait « pour moi », mais c’était alors mon manque d’assurance qui parlait pour moi. A 26 ans, je me sens enfin prête à tenter l’aventure.

« Et pourquoi pas la Colombie ? » J’ai envie de connaître ce pays, d’abord, grâce aux Colombiens rencontrés en France et ailleurs qui m’ont si bien parlé de leur terre natale. Ensuite, parce que j’ai encore soif de nouveauté, de changement et parce que j’ai compris que dans les voyages je me découvre et me surprends, ils m’aident à grandir et, paradoxalement, c’est quand je suis le plus loin de chez moi que je m’en sens le plus proche… Enfin, parce que je veux prouver à tous ceux qui ont peur, que la Colombie n’est pas seulement synonyme de « drogue » « corruption » et « dangereux »… Pas seulement. Je ne le connais pas encore mais je crois mes amis et j’ai hâte de le découvrir.
En bonne passionnée de salsa que je suis, je rêve de travailler à Cali, capitale par excellence de cette musique et mondialement connue ou, à défaut, je souhaite aller à Medellin, la ville de l’« éternel printemps » dit-on. Bogotá ? Non surtout pas, à ce qu’il paraît il y pleut tout le temps et les embouteillages sont infernaux… Sans façon, vraiment, merci. Début avril j’apprends avec toute la joie du monde que je suis en liste principale, on y est presque ! Fin mai, j’apprends que je suis affectée à Bogotá. Evidement je suis toujours heureuse de partir vers l’inconnu mais… Oh, suis-je moi aussi tombée dans le piège des préjugés? Les deux mois qui me restent en France je les passe à faire des recherches sur ma future ville d’accueil, partagée entre surexcitation et appréhension, mais qu’est-ce que j’ai hâte!

Fin juillet, me voici enfin à Bogotá… et en quelques jours, je comprends que tout ce que j’ai pu imaginer et même voir sur internet n’avait rien à voir justement, rien de tel que la « vraie » rencontre. Je suis troublée par la gentillesse extrême des Colombiens, presque gênée, ils sont encore plus accueillants qu’ils ne l’étaient dans mes rêves. Le climat de la ville me perturbe beaucoup : on m’avait dit qu’on y trouvait les quatre saisons dans la même journée, du froid pluvieux à la chaleur printanière des plus agréables, ils avaient vu juste sur ce point ! Je m’adapte donc petit à petit dans ce nouveau monde qui sera le mien pour les prochains deux semestres, je me sens très bien avec les gens, avec leur joie de vivre, leur musique, leur nourriture. Moins avec leurs moyens de transport, je l’avoue (ils avaient encore raison, malheureusement cette fois-ci), mais j’ai la chance de vivre à quelques pas de mon université, dans un quartier tranquille et entouré d’espaces verts et, j’insiste, dans cette ville ils font plaisir à voir. La fac ? le stress… Comment je vais faire pour donner les cours ? Comment sont les élèves ? Les profs ? Il faut faire quoi exactement ? Combien de temps ? Et le reste du temps ?

Trop de stress, pour finalement pas « grand-chose ». Tout s’est passé en douceur et surtout, à ma grande surprise, naturellement. Les professeurs sont accueillants et les élèves (entre 17 et 30 ans) sont contents de découvrir le nouvel assistant de chaque année, ils sont curieux et motivés. Les assistants sont, pour beaucoup d’entre eux, leur seul « lien » direct avec la langue étrangère et on devine facilement leur envie de partir pour découvrir, eux aussi, des choses nouvelles. Les premiers cours servent à se présenter et à faire connaissance, l’heure passe incroyablement vite et je pars avec une agréable sensation de « Quand est-ce que j’ai cours à nouveau déjà ? ». Les profs nous demandent, la plupart du temps, de parler de notre pays, des coutumes, de la nourriture, de la musique et, par exemple mes préférés, des façons de parler des jeunes, de leur gestuelle et leur signification, etc… Nous, les assistants, nous devenons une partie concrète dans leurs études et le contact avec eux est très facile, nous ne sommes pas des élèves mais pas non plus des enseignants, je dirais, en toute modestie, qu’ils nous voient comme une sorte de « jeune cool qui vient changer les cours de langue »...

Enseigner ? J’y avais pensé, un peu, très peu, mais une fois ici, j’y pense de plus en plus. Je me découvre une vraie révélation, très à l’aise devant une classe. Je me rends compte que j’aime transmettre ce que je sais et que j’aime recevoir au même titre. J’aime voir le progrès et les réussites des élèves, j’aime entendre le « aaahhhhh… » quand ils ont compris quelque chose et qui résonne dans la classe tel un chœur antique, j’aime les faire rire et leur montrer que c’est parfois, voire souvent, possible d’apprendre tout en s’amusant. Et maintenant ?

Le deuxième semestre est bientôt fini (après tant de cours, rencontres, sorties, paysages, musiques…) et, celui-là est encore meilleur que le premier puisqu’on m’a confié un projet pour la Journée des Langues, début mai : mettre en scène et présenter avec mes élèves, une pièce de théâtre en français. Qu’est-ce que je pouvais espérer de mieux ? Pas grand-chose. J’ai la chance de faire tout ce que j’aime, enseigner le français et faire du théâtre. Merci pour ça !

En somme, beaucoup de questions et un peu moins de réponses. Je ne sais pas encore si je préfère enseigner le français comme langue étrangère ou l’espagnol en France, en plus, je crois bien que je veux encore rester ici l’année prochaine, ah oui, je veux aussi faire un master FLE à distance pour consolider l’enseignement et apprendre la méthodologie pédagogique. Ce que j’aime, c’est être ici et maintenant. Je ne me projette pas plus loin que dans quelques mois et c’est justement ce qui me plaît dans cette expérience, le fait de me sentir vivante. Je crois sincèrement que tout arrive au moment précis où cela doit arriver, je devais attendre ce moment de ma vie et passer par tout ce que j’ai passé pour prendre certaines décisions et orienter mes choix, doucement peut-être, mais sûrement. Oui, définitivement, ce voyage me fait grandir.

Est-ce vraiment nécessaire de conter à quel point cette expérience est fantastique ? Il va de soi que chacun la vivra à sa manière, mais il est indéniable que de cette histoire, il en restera quelque chose.

Marianne

Costa Rica

  

Titulaire d'un master en professorat des écoles, j'ai participé au programme d'assistanat dans le but de diversifier mes connaissances en enseignement, d'acquérir donc de nouvelles compétences professionnelles et de voyager bien évidemment !...  

Bien sûr entre les attentes et la réalité il y a toujours un fossé...D'autant plus avec un pays comme le Costa Rica bien éloigné du nôtre !
J'ai donc dû m'adapter à une culture, un système éducatif, un monde différent. Cela n'a pas été toujours facile. Venant d'une formation pluridisciplinaire, enseigner spécifiquement une langue, ma langue maternelle, a été un défi. D'autant plus, qu'en FLE, l'adaptation à son public est incontournable. On n’enseigne pas le français à des hispanophones comme on le ferait à des anglophones ou l'anglais à des francophones. Cela m'a permis d'avoir un certain recul sur le français et les difficultés que son apprentissage amène.  De plus, les pratiques enseignantes ne sont pas les mêmes, les modes de communication, la hiérarchie...il faut s'adapter ! Mais c'est grâce à ces différences que j'ai apprises, et j'espère, amélioré, ma propre pratique professionnelle.
Nous étions trois assistantes, et même si nous avons dû travailler dans un contexte très particulier (le pays a traversé une période de longue grève), je recommanderais cette expérience à tous et toutes ! De plus, le Costa Rica est un pays magnifique, entre le Pacifique, l'Atlantique, les volcans, on ne manque jamais de choses à faire, à voir ! Je sais déjà que j'y retournerai...

Coraline

Espagne

Un aller simple. Une année pour plonger dans le grand bain, une année propulsée à toute berzingue dans la vertigineuse immensité du monde.

Splash !

1er octobre. Un sourire plaqué à la bouche comme une évidence.
Tranquillité et douceur de vivre.

Journées suaves comme le miel et soirées colorées.
Telle est la vie sous les cieux ibériques.

Vivre des moments hors du temps, croquer la vie à pleine dents, caracoler entre Cervantes, Shakespeare et Molière, pianoter sur les notes d’un clavier bien accordé, gratter les cordes ensoleillées d’un ukulélé, chanter à en perdre haleine, emporté par la joyeuse cacophonie de gens que tu ne connais ni d’Eve ni d’Adam...

Heureux comme Ulysse, ici nous le sommes !

Partage. Petit à petit, nous faisons de ce mot notre devise. Qui sommes-nous ?

Le Cercle des poètes disparus, Entre les murs ou les Choristes…
Tant de fictions qui laissent entrevoir les coulisses de notre petite théâtre quotidien.

Chaque jour, nous cultivons l’audace de déclencher une étincelle chez ces citoyens du monde, chaque jour, nous semons les graines pour voir éclore de nouveaux rêves dans leurs cœurs ingénus et leurs têtes étourdies…
Voici la délicieuse mission qui nous est confiée.

Vous n’avez pas la main verte ?
Suivez cette recette très simple : dégottez-vous un lopin de bravoure, labourez, ratissez, plantez vos semences : un brin de bleu, un zeste de blanc et un tantinet de rouge ; arrosez-le de vos gestes volubiles et de vos mots les plus beaux, puis régalez-vous de leurs yeux avides et leurs bouches curieuses.

Depuis que je suis entrée à la fac, j’ai toujours voulu venir vivre quelques mois en Espagne.

Arrivée en dernière année de Licence, ce départ m’est apparu comme une évidence. Une fois mon dossier examiné par France Éducation international et après quelques mois d’attente, j’ai reçu par mail mon affectation à Andorra (Teruel), un petit village d’environ 8 000 habitants perdu au milieu des montagnes aragonaises.

Lors de mon arrivée début octobre, j’ai d’abord été un peu déboussolée. Habitant une ville de plus de 100 000 habitants et étant habituée à toute l’agitation visuelle et sonore propre aux grandes villes, le contraste a été radical. Mais il ne m’a pas fallu plus de quelques jours pour me sentir à l’aise, notamment grâce à l’accueil chaleureux des habitants du village, à commencer par mes voisins puis les commerçants qui ne cessaient de me répéter « Peu importe ce dont tu as besoin, tu sais qu’on est là ».

J’ai toujours grandement apprécié la joie de vivre des espagnols, et c’est un des critères qui m’ont persuadée de venir vivre quelques mois dans ce pays. Ce sentiment de bien-être s’est encore renforcé lors de mes premiers jours à l’IES Pablo Serrano, où je suis affectée pour 8 mois (le but premier de ce « voyage » étant mon poste d’assistante de langue étrangère). Là encore, je me suis vite sentie à ma place grâce à l’équipe pédagogique avec laquelle je travaille tous les jours, mais aussi grâce au personnel du centre.

J’ai cours environ 14h par semaine, réparties sur quatre jours avec des élèves allant de 1o de la ESO (12 ans) jusqu’au bac (17-18 ans). Avec les professeurs de la section bilingue nous essayons de leur proposer des activités ludiques afin que les élèves puissent découvrir la culture française et perfectionner leur niveau de langue. Et voilà, les premiers jours se sont transformés tranquillement en premières semaines qui sont devenues des mois. Cela fait maintenant presque 5 mois que je partage le quotidien des habitants d’Andorra. Cinq mois très enrichissants tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel et qui ne se résument pas qu’à mes heures de cours avec les élèves. Chaque semaine je ne cesse de découvrir un peu plus le village et ses différentes facettes, à commencer par la superbe vue depuis San Macario, un ermitage consacré au patron de la ville. Il y aussi la maison de la culture qui propose des spectacles, des expositions et des cycles de cinéma, un endroit que j’apprécie depuis mes premiers jours ici.

Mais Andorra pour moi, c’est aussi pouvoir prendre un café au soleil après être allée au marché le vendredi matin, c’est profiter de goûter quelques tapas autour d’un verre avec des collègues quelques soirs, et c’est aussi se réveiller un matin avec le village recouvert de neige alors que la veille encore il y avait du soleil. Mes semaines se partagent entre mes heures de cours à l’institut, quelques heures de cours particuliers et un peu de sport au « Polideportivo » du village. Le week-end, j’aime bouger pour découvrir la région (Aragon). Saragosse est ma ville « coup de cœur » suivie de près par Teruel et l’histoire de ses amants.

J’ai aussi eu la chance de découvrir certains villages aux alentours comme Alcañiz et son château transformé en « Parador », Alcorisa pendant la Fête de la Villa, Valderrobres et sa merveilleuse cascade « El Salt » ou encore Ariño et son spa avec jacuzzi extérieur qui donne sur la montagne.

Et je ne doute pas qu’il me reste encore beaucoup à découvrir, le voyage continue.

Je m’appelle Salomé, j’ai 21 ans et je suis assistante de français à Valladolid en Espagne depuis le 1er Octobre 2019. Titulaire d’une licence d’espagnol, que j’ai obtenu en juin 2019 après avoir participé au programme ERASMUS à Salamanque en Espagne durant l’année 2018/2019, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure d’assistante de langue. Depuis mon plus jeune âge, mon souhait est de devenir professeure et cela n’a jamais changé. C’est pourquoi, l’expérience d’assistante s’est avérée être une évidence pour moi. J’ai vu en cela l’opportunité de prolonger mon dépaysement, déjà vécu l’année précédente, dans un pays qui me tient beaucoup à cœur dû à mes origines. Mais également la possibilité pour moi de vivre une première expérience professionnalisante dans mon domaine de prédilection : l’enseignement. Quelques jours avant de prendre mes fonctions, j’ai rencontré l’équipe pédagogique du IES Condesa Eylo (établissement où je travaille). Le stress était évidemment au rendez-vous, mais tout le personnel enseignant a su me mettre à l’aise. Je me suis immédiatement rendu compte que c’était un lycée très ouvert d’esprit et à mon image. J’ai rencontré une professeure en fauteuil, des élèves eu fauteuil, ce qui m’a rapidement rassuré sur le fait que oui c’était possible ! Car oui, j’ai oublié de vous préciser un petit détail, je me déplace en fauteuil dû à une naissance prématurée.
On y est, le 1er Octobre est enfin arrivé. Après les dernières recommandations de mon tuteur, j’ai donné mon premier cours d’arts plastiques, quelle fierté ! Puis peu de temps après, certains professeurs m’ont proposé de faire cours en demi-groupe en autonomie complète, sans personne pour me seconder. Ce que j’ai évidemment accepté. Mais autonomie complète signifie préparer ses cours et au départ, cela n’a été pas facile pour moi. N’ayant jamais eu de cours de pédagogie en France, ni de cours de français comme langue étrangère, j’ai passé beaucoup de temps à réfléchir à comment intéresser mes élèves. Comment leur faire aimer le français ? Cette langue si belle et difficile à la fois. Mais là encore, l’équipe pédagogique a été là pour m’orienter. Je travaille dans un établissement bilingue où de nombreux échanges linguistiques sont réalisés avec la France et les pays francophones et j’y suis systématiquement invitée. Par exemple deux semaines après mon arrivée, j’ai accompagné des élèves du Canada faire une visite guidée de la ville. Ce que j’ai pu constater grâce à cette expérience que je vis depuis maintenant 4 mois, c’est que le métier d’enseignant ne s’arrête pas au simple fait de donner un cours mais il est beaucoup plus profond. Nous sommes en face d’enfants et d’adolescents qui ont parfois des doutes auxquels il faut savoir répondre. J’apprécie beaucoup le contact humain que nous apporte ce métier. La différence majeure du système éducatif espagnol que j’ai pu noter dès mon arrivée en comparaison avec le système français, c’est que les élèves tutoient et appellent leurs professeurs par leur prénom. Cela créé immédiatement un sentiment de proximité entre l’élève et son professeur. Ce qui de mon point de vue est à la fois positif et négatif. L’élève est plus en confiance au moment de poser des questions durant le cours mais au moment d’asseoir son autorité cela me semble plus délicat qu’en France. Vous l’aurez compris, durant mon temps libre je prépare mes activités, mais pas seulement. Je donne des cours particuliers, ce qui me permet de me faire de l’argent poche pour mes sorties tout en faisant ce que j’aime, enseigner. Mais cela me permet également de rencontrer de nouvelles personnes. Je me suis également inscrite à une académie d’anglais afin d’apprendre une langue supplémentaire car je souhaite beaucoup voyager. Également, pendant le week-end de temps en temps nous nous réunissons avec les autres assistants de langue de la ville pour aller « tomar una copa » et discuter de nos expériences respectives. Lorsque l’on a des jours fériés, j’en profite pour aller à Salamanque rendre une petite visite à mes amis de l’an dernier.
Enfin, en ce qui concerne le mode de vie espagnol j’ai la sensation que les Espagnols sont beaucoup plus ouverts que les Français à tous les niveaux. Bien que la population de Valladolid soit réputée pour être assez fermée, ils le reconnaissent et vous le disent eux-mêmes. J’ai pu moi-même observer personnellement la différence avec l’an dernier. Cependant, je prends le bus tous les matins et tous les soirs pour aller et revenir du travail et il y a toujours quelqu’un prêt à me venir en aide avec un petit mot gentil. Certaines personnes s’arrêtent même dans la rue pour me parler. Valladolid est une ville très tranquille.
Pour finir, si j’ai un conseil à vous donner, vous, futurs assistants, c’est : si comme moi, vous avez toujours rêvé d’enseigner, que vous avez besoin de dépaysement, de connaître de nouvelles personnes et une nouvelle culture, alors n’hésitez pas un seul instant ; ce programme est fait pour vous ! Lancez-vous ! En ce qui me concerne, il me reste encore 4 mois avant que cette merveilleuse aventure touche à sa fin.
¡Suerte y ánimo !

  

Moi c'est Emilie !

Après avoir obtenu le CAPLP lettres espagnol cette année, je souhaitais vraiment partir comme assistante de langue française pour me perfectionner en espagnol et enseigner le FLE comme complément à ma formation universitaire...

Me voilà donc à Zamora depuis maintenant un mois, et je suis totalement conquise par la région ! Évidemment je ne peux qu'être sous le charme de ce petit paradis : à la frontière du Portugal et près de la capitale espagnole, je suis servie !!

Tout va pour le mieux, mes trois colocataires espagnoles sont extrêmement chaleureuses et agréables, l'école et son équipe pédagogique sont très accueillants et les professeurs avec qui je travaille main dans la main sont très à l'écoute en ce qui concerne les éventuels projets que j'ai en tête et sur mes activités. Jusque-là, rien à redire !! Malgré les petits casse-têtes administratifs des premières semaines, je suis ravie de commencer cette année dans un cadre aussi agréable et entouré de personnes si avenantes. Je pense que c'est une année qui va être remplie de jolies choses...

Emilie

  

Aujourd’hui âgée de 26 ans, j’ai toujours rêvé de parler couramment l’espagnol. J’avais d’ailleurs déjà saisi l’opportunité de faire un stage de 4 mois en Espagne au début de mon parcours scolaire.    

Comme je savais que j’aurais peu de chance de trouver un travail en Espagne après mes études, je me suis inscrite dans le programme d’assistante de langue pendant la dernière année de mon Master Solidarité et Coopération Internationale même si cette expérience risquait de m’éloigner un peu de mon projet professionnel à long terme.

Bien que ma région d’affectation ait été mon troisième choix, j’ai eu la chance d’exercer dans une École Officielle de Langues à La Corogne en Galice. J’animais seule des ateliers d’une heure et demie à une quinzaine de groupes adultes hispanophones. Jeux, débats, mises en situation, ateliers théâtres, participation à des évènements de l’école, création d’un blog d’écriture participative avec les élèves (https://audetourismefle.wordpress.com/), j’ai eu un réel plaisir à partager ma langue et ma culture.

Je dois cependant admettre que les premières semaines n’ont pas été si faciles. N’ayant jamais étudié ni la pédagogie, ni le Français Langue Etrangère à l’école, je n’avais aucun support et aucun exemple à suivre. C’est en échangeant avec les professeurs, les autres assistants, et en me documentant que pleins d’idées me sont apparues petit à petit. C’est pourquoi j’ai créé un blog pour partager toutes mes activités avec les futurs assistants (http://audeconversationfle.over-blog.com/).

Il m’a rapidement semblé que si je me contentais de fréquenter uniquement l’école, je ne progresserais pas en espagnol. J’étais constamment en relation soit avec des professeurs parlant couramment le français soit avec des élèves profitant de chaque occasion pour parler français. Je me suis alors inscrite dans une école de danse pour faire du modern-jazz et à un atelier gratuit proposé par la ville autour de l’expression corporelle. Je me suis aussi investie au sein de la Croix –Rouge Galicienne et j’essayais d’aller à des spectacles ou des conférences qui m’intéressaient. Je lisais aussi beaucoup de magazines et de livres en espagnol, je gardais toujours la télévision allumée dans mon appartement pour écouter la langue au maximum et je faisais un « intercambio » avec un espagnol souhaitant parler français. Nous discutions un peu espagnol, un peu français pendant nos rencontres.
À la fin de mon séjour, je suis partie visiter la Galice pendant quelques jours, et j’ai même fait un morceau du chemin de Saint Jacques de Compostelle à pied.

Cette année a été une très belle année pour moi. Elle m’a permis d’avoir le temps de m’investir dans les choses que j’aime et de prendre confiance en moi. En effet, dès mon retour, j’ai commencé à chercher du travail dans mon secteur (la coordination de projets associatifs à vocation sociale) et cette expérience a été un vrai atout car je pouvais prétendre à des postes nécessitant d’animer des ateliers, des réunions, et de prendre la parole en public avec assurance. En attendant de trouver un emploi stable, j’ai donné des cours de FLE en Suisse dans une école de langues et là, je viens de trouver un emploi dans mon domaine.

Aude

États-Unis

  

Mon année d’assistanat aux Etats-Unis en 2016/2017: tout simplement une des plus belles années de ma vie, tant sur le plan humain que professionnel. J’ai choisi les Etats-Unis comme destination pour deux raisons: la grandeur et la diversité de ce pays fascinant et l’avantage de découvrir le pays en immersion grâce à un séjour en famille d’accueil. Je dois dire que le fait d’être nourri et logé chez l’habitant est particulièrement rassurant. J’attendais de vivre cette expérience depuis le lycée, et je n’ai pas été déçue. J’ai vécu un rêve éveillé de dix mois! Mais je dois avouer que j’ai été particulièrement chanceuse. Du début de mon séjour jusqu’à sa fin j’ai toujours été très bien entourée, que ce soit par l’école d’immersion française Charlemagne (Eugene, Oregon) et son équipe pédagogique, mes tuteurs et mes élèves, les parents d’élèves, ma famille d’accueil ou les quatre autres assistantes de français de la ville (trois dans mon école et une en collège). J’ai réussi à profiter pleinement de ce rêve américain en organisant pendant mon temps libre des sorties culturelles dans ma ville d’adoption et des voyages dans le magnifique état qu’est l’Oregon et dans les grandes villes de la côte ouest. Même si je n’ai pas attrapé l’accent américain, nombre de coutumes, habitudes et autres loisirs typiquement américain n’ont plus de secrets pour moi! Cette année de stage m’a aussi été extrêmement bénéfique: cela devrait être un passage obligé pour tous les futurs enseignants. Le système éducatif américain (et anglo-saxon) est très différent du système éducatif français et j’ai découvert de nouvelles pratiques pédagogiques que j’ai par la suite pu appliquer dans mes propres salles de classe françaises.

Si vous aimer travailler avec des enfants/adolescents et que vous souhaitez partir à l’aventure dans ce pays-continent qu’est les USA, voici mes conseils pour passer une belle année:

- Soyez flexibles et ouverts d’esprit. On a beau croire bien connaitre la culture américaine après avoir regardé tant de séries TV made in USA, de nombreux chocs culturels vous attendent! Premier exemple: être très franc et direct peut être mal vu. Soyez délicats et diplomates! Vous allez en outre devoir travailler en coopération avec tout le staff de l’école, votre professeur référent et les parents d’élèves, dont la présence et l’implication n’a rien à voir avec ce que l’on connait en France. Bien communiquer est d’autant plus important si vous êtes la(e) seul(e) français(e) de votre établissement.

- Soyez curieux et profitez de toutes les occasions possibles pour découvrir la culture américaine et ses spécificités locales. Que ce soit clair, ne choisissez pas cette destination si vous n’êtes pas un tant soit peu attirés par ce pays, sa culture et son mode de vie. Avec un stipend de 400 dollars ou moins alors que les assistants américains sont payés jusqu’à 7 fois plus, vous êtes quasiment bénévoles à temps complet. Votre argent de poche sera donc vite dépensé. Renseignez vous sur les évènements culturels grâce aux journaux de la ville, allez voir un campus universitaire, demandez à être bénévoles lors d’un bal de fin d’année en lycée, allez voir un match de base-ball même si vous n’êtes pas fan de sport etc. Les dix mois passent vite et les saisons sont rythmées de célébrations et d’évènements! Un de mes regrets: ne pas avoir filmé et pris plus de photos à Halloween!

- Soyez indépendants. Ce n’est pas parce que votre famille d’accueil accepte de vous loger qu’elle aura forcément beaucoup de temps à vous consacrer. Soyez prêts à sortir seuls et si vous n’avez pas le permis ou que votre famille ne vous prête pas leur voiture, à faire du vélo ou à acheter un pass pour les transports en commun (s’il y en a!). Il faut donc avoir de l’argent de côté: rien que les forfaits téléphoniques sont hors de prix aux US. Si vous prévoyez des voyages, réservez vos billets d’avion suffisamment en avance: les prix montent très vite pour les périodes de vacances scolaires.

- Ne vous renfermez pas sur vous-même. Vivre en famille d’accueil est parfois gênant: on peut se sentir redevables, infantilisés etc. N’hésitez pas à faire part de vos angoisses ou doutes à vos familles! Celles-ci sont souvent très généreuses et chaleureuses mais il est bien de discuter au début du séjour des tâches que l’on peut ou veut accomplir dans la maisons pour participer à la vie de famille. Vous n’êtes pas pour autant une/un au pair!

Best wishes,
Hélène

Je m’appelle Bélinda, j’ai 21 ans et j’ai toujours adoré les langues et voyager. En 2019, j’ai voulu faire une pause dans mon master FLE et j’ai décidé de partir aux États-Unis en tant qu’assistante de langue française.

Je souhaitais être en immersion dans un pays anglophone pour améliorer mon anglais mais aussi enseigner le français à des élèves américains. C’est comme ça que j’ai atterri dans une école d'immersion française à Lafayette en Louisiane. J’ai la chance, dans mon école, de pouvoir intervenir dans plusieurs classes. J’aide les plus grands avec la grammaire et la conjugaison, et les plus petits avec la lecture et l’écriture.

Le statut d'assistant nous donne une certaine proximité avec les élèves, ce qui permet de créer des liens. J’étais très bien entourée par mes collègues, ma famille d’accueil et mes nouveaux amis. Je peux affirmer sans aucun doute que je vis la plus belle année de ma vie. Être assistante apporte beaucoup sur le plan professionnel mais aussi personnel. J’ai eu l’occasion de voyager dans plus de 9 Etats et donc de m’imprégner pleinement de la culture américaine. C'est une expérience que je recommande à tous et que je referais sans hésiter !

Bélinda

Irlande

  

Je m’appelle Ninon, j’ai 21 ans, et j’ai été assistante pendant un an à Tipperary Town, dans le comté de Tipperary, en République d’Irlande ! Quand je repense à mon année en tant qu’assistante, j’ai des étoiles plein les yeux ! J’ai vécu une année merveilleuse.

L’école où j’ai travaillé, St Ailbe’s, était petit collège-lycée mixte de 200 âmes. Avant mon arrivée, pour la citadine que je suis, Tipperary me semblait être le bout du monde ! Et pourtant, tant les irlandais et irlandaises que j’y ai rencontrées que le comté verdoyant où je me suis installée m’ont laissé plein de bons souvenirs.

Pour ma part, la vie en Irlande m’a donné des ailes ! J’ai été très rapidement intégrée à l’équipe de l’école, où on m’a donné une vraie place. J’étais sollicitée au quotidien dans la classe pour appuyer l’enseignement institutionnel du français avec des activités ludiques et créatives. J’ai eu beaucoup de chance de tomber sur Lisa Laaksonen et Fiona Kiely, les deux enseignantes de français, qui ont toujours soutenu mes projets avec les élèves. Elles sont devenues mes amies ! Elles m’ont apporté beaucoup de confiance et de liberté dans mes activités, sans oublier le fameux craic (humour) irlandais !

Un des moments les plus forts de notre année a été la création d’un projet photographique géant pour la francophonie avec l’artiste français JR intitulé « Parlons la même langue ». J’ai mené 59 élèves et professeurs à choisir un mot français qui correspondait à leur personnalité et trouver une pose. Je les ai photographiés et les portraits ont été imprimés par JR en taille géante à New York, puis envoyés jusqu’à Tipperary. Toute une expédition ! Nous les avons collés sur la façade de l’école lors d’une journée évènement qui a attiré la presse locale et la radio (link is external).

Par cet évènement participatif, je voulais célébrer le français et faire circuler un message positif auprès de chacun dans son apprentissage de la langue. L’Ambassade de France en Irlande, et notamment madame Nathalie Zoé Fabert, a soutenu notre projet et s’est déplacée depuis Dublin pour son inauguration. Nous étions tous très heureux et très fiers à St Ailbe’s ! L’emploi du temps de l’assistant donne beaucoup de liberté : on a beaucoup de temps pour imaginer ses activités, mais aussi pour explorer le pays, se faire des amis et s’épanouir. J’ai passé mon année à partir à l’aventure avec mes amis assistants sur les routes d’Irlande ! Pour ma part, j’étais aussi très impliquée dans la vie locale à Tipperary, puisque j’étais membre de la Tipperary Musical Society, le club de comédie musicale. J’ai chanté et dansé toute l’année avec l’orchestre, et j’ai joué à la fin de l’année dans une vraie comédie musicale en anglais sur scène !

Aujourd’hui, je mesure combien l’expérience d’assistante à St Ailbe’s m’a apporté. C’était un vrai plaisir de travailler l’équipe des professeurs à St Ailbe’s. J’ai beaucoup appris de la pédagogie irlandaise, et cette année m’a ouvert les portes de l’enseignement du Français Langue Etrangère. Pour conclure, mon année en Irlande est un cadeau. J’emporte avec moi de très beaux souvenirs et un accent irlandais campagnard dont je suis très fière !

Rentrée en France pour finir mes études afin de devenir professeur, l’Irlande et les irlandais me manquent…Je rêve déjà de repartir à l’aventure avec le CIEP ! J’ai été vraiment heureuse d’être assistante. Je tiens à remercier le CIEP, l’équipe de St Ailbe’s, Lisa Laaksonen et Fiona Kiely de m’avoir permis de vivre cette aventure unique qui m’a apporté une grande joie et une profonde confiance. Comme on dit en Irlande, Go raibh maith agat!

Ninon

Mexique

Je rêvais depuis longtemps de découvrir l’Amérique latine.

Après une licence de lettres modernes et un master en Création littéraire, l’enseignement du français langue étrangère a attiré mon attention. Ainsi, quand j’ai découvert l’existence du programme d’échange d’assistants de langue française à l’étranger, ce fut une révélation !

Mais jamais je n’aurais pu imaginer que cette expérience serait aussi enrichissante – à tous points de vue.
Je travaillais à l’Université autonome de Querétaro. Mes étudiants étaient curieux et très motivés, avec eux enseigner était un vrai bonheur. Ma tutrice m’a vraiment bien accompagnée, et toute l’équipe pédagogique était très bienveillante. J’ai aussi pu donner des cours de littérature, et animer un atelier d’écriture en français chaque semaine. Une superbe expérience.

J’ai découvert que l’enseignement me passionne – et qu’il requiert une véritable implication. Être assistant est une vraie responsabilité ! Nous sommes pour les étudiants leur premier contact avec la France, et ils attendent beaucoup de nous. C’est pourquoi notre mission est aussi importante : partager au mieux notre langue et notre culture.

Grâce à ce programme, j’ai pu découvrir un pays magnifique, d’une richesse incroyable. L’ambiance du Mexique est pleine de sourires, de joie de vivre, les gens toujours accueillants. Quel contraste, quand on arrive de France, où nous sommes souvent si « grincheux » ! J’ai découvert des paysages exceptionnels, de magnifiques traditions, et une nourriture délicieuse. J’ai vécu en colocation avec une Mexicaine. J’ai pu réellement découvrir le Mexique de l’intérieur, en ayant la sensation de faire partie de ce pays.

Le grand avantage du travail d’assistant, c’est qu’il nous donne une place et une mission, tout en nous laissant du temps pour découvrir le pays (sans être « touriste ») : ce sont les meilleures conditions qu’on puisse imaginer !

Finalement, le seul point « négatif », c’est que le temps passe beaucoup trop vite, et je ne peux pas croire que cette expérience extraordinaire est terminée. Grâce à ce programme, j’ai grandi, je me suis ouvert à d’autres façons de vivre, j’ai découvert de nouvelles facettes de moi-même. À présent, je sais aussi que je veux poursuivre dans l’enseignement du FLE. Et il est fort possible que je reste ici quelque temps !

Merci infiniment à toute l’équipe de France Éducation international pour cette aventure inoubliable, qui fera à jamais partie de ce que je suis. Merci à tous mes merveilleux étudiants, et merci au Mexique, qui restera toujours mon « pays de cœur » !

 

Bonjour,

J’étais assistante de langue française à Zacatecas, dans une université.

J'ai décidé de partir en tant qu’assistante de langue française au Mexique avant mon Master afin d’être sûre que le professorat FLE était la carrière que je voulais poursuivre. Je n'avais jamais eu d'expérience en tant que professeur ou autre, ayant fait des études LLCE. Et évidemment, je n'ai aucun regret !

Partir comme assistante de langue française au Mexique m'a beaucoup apporté, autant professionnellement que personnellement. Les Mexicains sont tellement ouverts et généreux, et le pays encore plus magnifique qu'il n'y parait. Mais surtout, On pense qu'on vient pour apporter notre culture aux élèves, mais ils nous apportent tout autant la leur !

Le programme d’assistants de langue, c'est ça, un échange interculturel avec les élèves, la découverte d'un pays et d'une culture différente... Qui nous donne envie d'y rester !

Ces mois m'ont permis de plus m'ouvrir aux autres, grâce à la chaleur et à l'accueil des Mexicains. Étrangement, on en apprend aussi davantage sur notre propre langue (grammaire, culture des autres régions, etc.).

N'hésitez pas plus longtemps !

Olivia

  

Mon expérience au Mexique a été -comme celles des autres assistants sans nul doute- singulière, inoubliable et extrêmement enrichissante.

D'autant plus incroyable que je n'aurai même pas dû partir. Suite à un entretien en espagnol un peu catastrophique, je me retrouve au milieu de la liste d'attente, sans trop d'espoirs d'être retenu. Puis vînt le jour J où j'apprends que suite à des désistements, j'ai été choisi pour partir à Mexicali, Baja California. Un peu curieux devant tous ces abandons, je décide d'enquêter sur cette ville avant de me jeter sur l'opportunité et comprends rapidement la raison des rétractations : Perdue au milieu du désert, à quelques kilomètres de la frontière américaine et de Tijuana, Mexicali n'était pas vraiment LA destination rêvée lorsque l'on imagine un voyage au Mexique. La ville est très jeune, une centaine d'année d'existence -loin des cités antiques mayas-, les températures montent à 50° en été, en faisant l'un des lieux les plus chauds du monde, la proximité avec la frontière avec tous les préjugés que l'on peut avoir dessus... Mais ça n’était pas assez pour faire reculer mes envies de partir, malgré les doutes de mes parents et de mes proches.

Je décide de prendre la décision qui changera ma vie : Partir pour la première fois à l'aventure, loin de chez moi, pour donner des cours à l'université. Expérience avec un grand E.

A partir de cette année-là (2014), je n'ai cessé de voyager, ni de donner des cours. Je me rappelle encore l'accueil à l'université, plus que chaleureuse. Les professeurs, les élèves dont certains sont devenus des amis avec lesquels je suis toujours en contact.

Pour donner une idée plus précise de mes journées, je donnais de 2 à 4 heures de cours par jour, sous forme de classes de 30 minutes à une heure aux 7 différents groupes répartis en différents niveaux (A1, A2, B1, B2, C1). Cela m'a permis de connaitre tous les étudiants et de préparer des cours adaptés à chaque niveau. Ils étaient en général portés sur la culture française (ville, cuisine, monuments, habitudes de vie) mais j’ai aussi essayé d’aider de mon mieux les professeurs sur la conjugaison, grammaire et orthographe qui font de la langue française ce casse-tête auquel nous sommes habitués. Ils m’ont donné une grande latitude dans mes choix : J'ai pu choisir le sujet de mes cours, être seul face aux étudiants, préparer des pièces de théâtre, des jeux, des soirées film français etc...

Une expérience qui m’a permis d’affermir mon désir de travailler dans l’éducation et confirmer ma passion pour les voyages. D’autant qu’avec deux autres assistants de langue, nous avons pu voyager quelques mois autour du Mexique après la fin du programme et découvrir plus de cet incroyable pays.

David

  

Je m'appelle Quentin, j'ai 22 ans et depuis octobre 2017, je suis assistant de français à l'Université de Guanajuato, au Mexique. Originaire de Vendée, j'ai en poche une licence STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) mais avant de débuter un master dans le domaine du sport, j'ai eu envie de vivre une nouvelle expérience.

Pourquoi assistant de français ? Mon cousin a suivi le programme il y a quelques années et cela m'a donné envie. Pourquoi le Mexique? J'ai participé au programme ERASMUS pendant ma licence où j'ai vécu 10 mois aux Iles Canaries, à Las Palmas de Gran Canaria. L'espagnol m'a toujours plu et j'avais envie de continuer de pratiquer la langue.

Je travaille cette année avec 6 professeurs de français, une assistante québécoise et environ 300 étudiants mexicains au centre de langue, situé à côté de l'université. Je suis présent du lundi au jeudi ce qui me laisse du temps pour voyager et visiter. Je fais 10 heures de cours pour un peu moins de 10 groupes (entre 10 et 25 élèves dans chaque groupe). J'assiste le professeur et je prépare dans chaque classe une activité culturelle. Ce qui me plaît, c'est faire des présentations ludiques pour intéresser les élèves. J'essaye de varier au maximum mes activités, de la cuisine à la musique en passant par les fêtes françaises. Je fais également 2 heures au CAADI (Centre d'Auto Apprentissage des Langues). Sous forme d'une médiathèque, je travaille avec beaucoup d'étrangers où chaque pays a sa table, son drapeau, ses livres, ses jeux et quand les étudiants veulent pratiquer, je suis là pour faire la conversation. C'est très intéressant car beaucoup de langues sont parlés dans cette zone de travail. J'adore mon job d'assistant car nous travaillons en groupe avec les professeurs et Gabrielle, l'assistante québécoise. Durant chaque semestre, nous avons une semaine de la francophonie à organiser. Au menu, master chef avec les étudiants sur des plats français, quelques films, des débats, un jeu de piste dans la ville, un talent show, etc.

Guanajuato, capitale de l'Etat, est inscrite au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO. C'est une ville fascinante de l'époque coloniale située dans une vallée pittoresque et entourée par les montagnes. C'est une ville très dynamique et colorée. Je suis tombé amoureux de Guanajuato. Que dire de la cuisine mexicaine? Fantastique! J'ai assisté au Festival Internacional Cervantino qui a lieu chaque année en octobre. En 2017, c'était la France le pays invité. Belle coïncidence car notre pays était sur le devant de la scène en terme de musique, de danse et de théâtre. Avec un salaire de 8000 pesos par mois, je réussi à vivre convenablement à Guanajuato. Je vis dans un appartement avec une vue incroyable sur la ville. Je suis en colocation avec des mexicaines, une anglaise et une canadienne. Je paye mon loyer 2000 pesos.

Pendant les vacances de Noel, j'ai eu 6 semaines de vacances et je me suis lancé un défi. Faire le sud du Mexique à vélo, avec un sac à dos et un hamac. J'ai passé 40 jours sur les chemins de Campeche, Yucatan, Quitana Roo, Chiapas et Oaxaca. Une aventure humaine et sportive incroyable où j'ai pu rencontré des gens qui resteront dans ma mémoire. Le sud du Mexique a tellement des paysages variés également. La photo a été prise pendant le périple (en savoir plus sur Facebook : Quentin le Mexicain).

Le travail d'assistant est vraiment intéressant lorsque l'on est étudiant car il permet de travailler et de voyager. Cette expérience professionnelle me fait grandir car j'apprends à diriger des classes et des activités avec des étudiants de mon âge. Un peu positif d'être à l'université, c'est que mon intégration a été rapide car les étudiants m'ont invité à différents événements dès mon arrivée. Le temps passe vite et la fin du contrat est proche. Assistant de français entre une licence et un master est un très bon compromis car il permet de rester dans le cadre de l'école. En un mot, SUPER!

Quentin

Portugal

Je m’appelle Elise, j’ai 25 ans et je suis assistante de langue française à Porto au Portugal. Titulaire d’une licence et d’un master en Langues étrangères appliquées (anglais/italien), j’ai toujours été attirée par les langues étrangères. En effet, j’ai toujours aimé apprendre de nouvelles langues car selon moi, c’est la meilleure façon de comprendre et de connaître une culture.
C’est pourquoi, après avoir travaillé deux ans dans le commerce international en France, j’ai décidé d’apprendre le portugais et de me former en FLE pour vivre cette expérience humaine qu’est l’assistanat ! Ce qui me plaît le plus dans mon travail, c’est la proximité et la complicité avec les élèves : ils savent qu’ils peuvent faire des erreurs en français, je suis là pour les aider à s’améliorer, et réciproquement, je sais que je peux compter sur eux pour me faire progresser en portugais.
J’aime aussi le fait de leur faire découvrir ma propre culture et la francophonie. Également, j’adore la vie de l’école : animer le Club de français en autonomie (jeux de société, cuisine, poésies…) et collaborer avec d’autres professeurs pour mener à bien des projets.
J’aime beaucoup vivre à Porto. C’est une ville animée, internationale et très riche culturellement. Depuis la France, on entend peu parler du Portugal et de la langue portugaise, pourtant, la richesse de cette grande culture est telle qu’elle vaut vraiment la peine que l’on s’y intéresse. Je tiens à remercier France Éducation international, l’Institut français, l’Ambassade de France au Portugal, la Direção Geral da Educação Portuguesa ainsi que ma tutrice au sein de l’établissement, pour cette opportunité unique !

Elise

  

Je suis parti en tant qu’assistant de français en 2017-18 à Braga, dans le nord du Portugal. J’ai enseigné dans l’équivalent portugais d’un collège français (avec des élèves de 11 à 15 ans), où je donnais des cours de « LV2 français » en plus d’animer le club de français de l’école. Mes études et ma petite expérience préalable de l’enseignement, ainsi que les professeures de français de l’école André Soares de Braga, m’ont permis de travailler en autonomie quasiment totale, dans les limites du programme scolaire, et dans de très bonnes conditions, dans lesquelles j’ai pu passer de très bons moments avec les élèves et l’équipe éducative.

L’échange au Portugal est très bien encadré sur place par le ministère de l’Education portugais, avec qui nous avons été en contact toute l’année et dont les réunions nous ont permis de bien nous connaître entre assistants de français. Nous n’étions que 14 dans tout le pays, mais grâce à ce petit nombre, nous avons tissé des liens rapidement et nous sommes encore régulièrement en contact aujourd’hui.

Cette année en tant qu’assistant a été, d’une part, très utile dans mon parcours académique et professionnel, puisque j’étudie la didactique des langues, et d’autre part immensément formatrice d’un point de vue personnel, comme toutes les années de vie à l’étranger. J’ai pu améliorer mon portugais, visiter tout le Portugal et m’attacher à ce pays magnifique, et rencontrer des amis que je garde encore aujourd’hui, après mon retour en France.

Je conseille à toutes et à tous de tirer profit au maximum de son année en tant qu’assistant, de voyager et de profiter de tous les avantages qu’offre ce statut, avec son emploi du temps et ses responsabilités limités, et sa rémunération correcte par rapport au niveau de vie du pays où l’on se trouve et au nombre d’heure travaillées. L’expatriation ne se fera pas toujours dans des conditions matérielles aussi bonnes !

Jules

Royaume-Uni

 

Je m’appelle Camille AB, j’ai 22 ans et après avoir obtenue ma licence LLCER Anglais en 2019, je ne me voyais pas enchaîner directement avec un master. Je ne me sentais pas prête. Tout ce que je souhaitais c’était voyager et découvrir qui je suis et ce que je veux dans la vie. Être assistante de français au Royaume-Uni est une des meilleures décisions que j’ai pu prendre dans ma vie. J’ai appris tellement de choses à la fois sur moi-même, mon avenir professionnel, le monde dans lequel j’évolue, le Brexit (of course…) et ce que c’est de devenir adulte ! C’est une expérience qui enseigne les valeurs de la vie à qui sait être curieux et aventureux !

Je suis assistante de français dans un collège-lycée londonien depuis septembre 2019, il est vrai qu’au départ j’étais un peu déçue de mon affectation ayant demandé en choix n°1 l’Ecosse… mais vivre à Londres est une expérience totalement à part. Déjà pour commencer, une fille de la campagne comme moi plongée dans les tumultes londoniens, n’a pu que s’émerveiller et apprendre de cette vie citadine. Puis grâce à mon envie de voyager, j’ai déjà parcouru un bout de chemin anglais (13 villes anglaises pour être exact). Je suis allée en Ecosse, à Cambridge, à Broadstairs, Dover ou encore Dublin ! Cette année m’a permis (et me permettra jusqu’à fin mai) d’explorer le plus possible ces contrées, faire des projets fous et rencontrer des gens… ce n’est pas tous les jours qu’il est possible de faire 150 km à pied à travers les Highlands d’Ecosse et un road trip dans les Cornouailles….

Sur le plan professionnel, travailler en Angleterre m’a permis de me rendre compte d’énormément de détails pour mon futur métier, des techniques d’enseignements différentes, un système totalement différent de ceux que j’ai pu connaitre. Il est vrai que travailler 12h sur une semaine complète laisse du temps libre et peu [parfois] être un peu long…. Mais ça fait aussi parti de l’aventure. De se rendre compte que je ne suis pas forcément à l’aise dans l’enseignement FLE mais qu’enseigner l’anglais reste un réel plaisir et que mon engouement pour la civilisation et l’Histoire anglophone sont deux aspects que je vais développer dans mon futur master. Concernant le Brexit, tout le monde était inquiet…. On verra bien ce que l’avenir nous réserve. Ce qui est sûr c’est que ce divorce politique ne peut en rien freiner ceux qui souhaitent apprendre et voyager et prouver que les langues vivantes n’ont pas de frontières.

Sur le plan personnel, cette année m’a permis de quitter le cocon familial pour la première fois. Je ne vais pas cacher que parfois c’est dur mais c’est ce qui s’appelle devenir adulte. Apprendre à vivre en colocation, payer le loyer, faire les courses, gérer son emploi du temps, son argent, etc. J’ai appris à me connaître. Après 22 ans de cohabitation je sais enfin, grâce à ce voyage, qui je suis et qui je veux devenir. Et je pense que c’est une expérience qui permet à la fois de grandir et de s’ouvrir à monde nouveau. Alors, si un(e) étudiant(e) qui comme moi, quelque part en France, cherche des réponses aux questions … ce voyage est la clé !

 

Bonjour,

voici mon témoignage en tant qu'assistante française à l'île de Wight, en Angleterre en 2019-2020. Je suis arrivée fin septembre sur l’île de Wight. J’ai quitté les sollicitations des grandes villes pour m’installer sur une île paisible. Je m’y suis rapidement sentie à ma place, grâce à l’accueil de mes propriétaires et de ma colocataire.

J’avais fait la demande d’être placée sur l’île de Wight car j’y avais travaillé l’été précédent et l’idée d’habiter au bord de la mer et de pouvoir surfer tous les weekends me plaisait. Je n’ai pas été déçue ! La météo était clémente et le rythme de vie relaxant. Ce n’est pas étonnant que l’île soit une destination de vacances très prisée des Britanniques, car elle regorge de sites historiques passionnants. Vivre sur l’île de Wight est exactement ce dont j’avais besoin après deux années de classe préparatoire littéraire intenses et une troisième année de licence d’Anglais à la Sorbonne.

Mon travail s’est avéré très gratifiant. Je travaillais 12 heures par semaine et j’aidais également dans d’autres cours. Mes élèves avaient entre 12 et 17/18 ans. Certains commençaient tout juste l’apprentissage du français et d’autres préparaient le Bac Anglais (A level). J’ai tissé un vrai lien avec eux. Mon travail consistait à les aider à l’oral et pour les examens. J’ai d’ailleurs été très bien guidée par mon mentor, qui s’est elle-même rebaptisée ma « mère anglaise ».

En dehors des cours, j’ai rencontré des personnes formidables, j’ai visité l’île, fait du vélo, c’était d’ailleurs mon moyen de locomotion pour me rendre au collège et au lycée. J’ai également beaucoup voyagé ! N’ayant pas cours le vendredi, j’ai profité de ces longs weekends pour visiter Londres, Cambridge, Bristol et Brighton avec des amies. Nous sommes aussi allées en Cornouailles, en Irlande et en Ecosse.

Partir en tant qu’assistante de langue française était le meilleur choix que j’ai fait. J’ai grandi, gagné en indépendance et en assurance. On me dit que j’ai toujours le sourire aux lèvres, c’est donc tout naturellement que j’ai fait la demande pour rester une deuxième année ! Je n’avais initialement pas prévu de rester car j’avais une place réservée en master de Gestion et Administration de la musique à la Sorbonne. Mais mon expérience en tant qu’assistante de langue française m’a fait reconsidérer cette décision, car je me dirige désormais vers le métier de professeur de Français à l’étranger. La vie est pleine d’opportunités, sachons en profiter !

Emma

  

Depuis mon année de seconde, je rêvais de partir à l'étranger, d'y vivre et de rencontrer des gens avec qui je pourrais garder contact durant toute une vie. Je n'ai donc pas réfléchi longtemps quand j'ai découvert le programme d'assistanat durant ma licence d'anglais à Rennes.  

Après une dernière année universitaire intense, stressante, rythmée de longues nuits de révisions et de partiels mais aussi de l'attente anxieuse de mon acceptation d'assistanat, j'ai eu la joie de savoir que j'étais sélectionné en liste principale pour l'année 2019-2020.
Rapidement, j'ai su que je poserais mes bagages pour un an dans ma nouvelle ville adoptive, Bristol. Passé l'épreuve de la préparation administrative aussi complexe que très frustrante, me voilà enfin arrivé à Bristol, seul et ne connaissant absolument personne dans ce nouvel univers qui sera le mien pour le reste de l'année scolaire. Enfin, après plus d'un an de discussions interminables, de projets, d'attente, de stress, le coup de départ était lancé. Après des premiers mois intenses en nouveautés, de recherche d'appartements (quasi impossible en période de rentrée universitaire à Bristol) et de rencontres de mes collègues dans mes deux écoles, j'étais heureux et motivé pour apporter de la nouveauté et de la fraîcheur dans mes départements de langues. Être assistant quand on veut devenir prof, c'est un peu l'occasion rêvée de tester toutes les idées de cours qui nous viennent en tête. L'assistanat finalement, c'est un laboratoire pour apprendre à enseigner correctement, à trouver la bonne méthode, le bon rythme, la bonne approche auprès des élèves. Mais avant tout, être assistant c'est essayer de faire aimer son pays et sa culture à des collégiens et lycéens qui souvent n'ont qu'une image très ennuyeuse et académique du français. C'est donc avec joie que je fais découvrir chaque jour les musiques, les films, les spécialités culinaires mais aussi tous les aspects politiques, et les sujets polémiques en France pour les plus grands en essayant de partager mes expériences et ma vision de jeune français à mon public âgé seulement de quelques années de moins que moi.
L'assistanat c'est d'un côté un apport de culture direct pour les élèves mais c'est aussi pour nous autres, assistants, une chance inestimable de plonger dans l'actualité de notre pays d'accueil et de prendre la température des avis politiques des uns et des autres. Être assistant durant cette année 2019/2020, ça voulait dire aussi vivre en direct l'événement le plus clivant et le plus important du pays, le Brexit ou B Word au sein des départements de langues tellement le sujet était douloureux. C'est aussi ça qui aura marqué mon année, des débats politiques enflammés, des longues conversations inquiètes pour le futur avec des collègues aujourd'hui devenus des amis.
Je garderai sans doute toute ma vie les souvenirs de cette ville profondément populaire et diverse, de ses pubs et de sa musique à profusion mais avant tout, de toutes les personnes que j'ai rencontrées jusqu'à aujourd'hui et que je rencontrerai durant les mois qu'il me reste à faire.
Une année nécessaire pour respirer, voyager et rencontrer. Alors si vous hésitez encore à partir, sautez le pas, vous ne le regretterez pas.
François

Hi ! J’ai toujours été attirée par les langues et la découverte de nouvelles cultures. Puisque je souhaite devenir enseignante, j’ai postulé pour être assistante de langue française à l’étranger. Pendant 8 mois, j’ai donc travaillé dans un collège-lycée au Royaume-Uni. La plupart du temps, j’aide les élèves à s’exprimer à l’oral, je corrige leur prononciation, je crée des exercices, des jeux pédagogiques et je fais de mon mieux pour les enrichir culturellement. Mes élèves avaient entre 11 et 18 ans. J’ai travaillé de plusieurs façons : seule en entretien individuel, avec de petits groupes, en classe entière…
Cet échange m’a permis d’approfondir mon niveau de langue, surtout ma prononciation. Maintenant, je comprends mieux la culture anglaise. Ce séjour a aussi enrichi mon expérience d’enseignement (j’ai même fait du télétravail à cause de la pandémie). Pour finir, cet échange m’a surtout fait grandir en tant que personne.

N’hésitez pas à organiser un échange de lettres entre le pays d’où vous venez et celui où vous enseignerez. N’hésitez pas à proposer au professeur de vous permettre de vous présenter lors de la première séance : cela crée un premier contact avec les élèves et leur permet de mieux vous connaître. Proposez de présenter des événements culturels quand vous en avez envie. Contactez l’assistant(e) de l’année précédente si vous avez des questions, notamment pour trouver un logement. Anticipez au maximum les démarches administratives type banque/n° anglais/NIN…

Have fun & ENJOY ! Vous n’allez jamais oublier cette année à l’étranger. Cheers !

  

Je m’appelle Adèle, j’ai 21 ans et je suis assistante de français à Warminster School, au Royaume-Uni depuis octobre 2018. Après avoir obtenu ma double licence Histoire-LLCER Anglais à Paris IV, je n’étais pas sûre de ce que je voulais faire par la suite. Je pensais à l’enseignement, mais je ne voulais pas me lancer dans une formation sans avoir eu une expérience sur le terrain. Je voulais aussi, depuis longtemps, vivre à l’étranger. L’assistanat m’offrait donc la combinaison parfaite.

J’ai envoyé ma candidature au CIEP sans vraiment savoir à quoi m’attendre. Pendant mon voyage jusqu’à Warminster, je me posais mille questions mais dès mon arrivée, mes collègues m’ont rassurée et je me suis tout de suite sentie comme un membre de l’équipe à part entière. Ce qui m’a frappée dans cette école, c’est l’esprit de communauté et la relation entre les profs et les élèves, très différente de ce qu’on connait en France. Chaque professeur prend le temps de connaitre chacun de ses élèves personnellement et de mettre en place une véritable relation de confiance. L’ambiance générale est donc très saine et très agréable pour travailler.

Le rôle d’assistant est enrichissant car, n’étant pas un professeur à part entière, les élèves se sentent à l’aise pour parler, et une relation privilégiée s’instaure facilement, notamment lors des nombreuses leçons particulières. Vous pouvez aussi observer différentes leçons et différentes façons de travailler, ce qui permet de se construire un bagage de méthodes et d’idées. Cela peut, cependant, parfois être un peu frustrant, car vous passez votre temps à observer d’autres professeurs sans pouvoir faire cours vous-même. Mais vous pouvez toujours demander à donner certains cours, vos collègues seront sûrement soulagés d’avoir des leçons en moins à préparer !

Au niveau professionnel, cette expérience m’a donc permis de me rassurer dans ma volonté de devenir enseignante, et de me former directement sur le terrain, dans un cadre privilégié. C’est pour cela que j’ai pris la décision de rester vivre en Angleterre pendant quelques années, car mon école m’offre la possibilité de travailler en tant que unqualified teacher pendant un an et de passer mon PGCE ensuite. Cette année m’a donc offert la possibilité de décrocher un poste de professeur à 21 ans, ce qui ne serait pas arrivé si j’étais restée en France.

Mais l’assistanat n’est pas seulement enrichissant sur le plan professionnel, c’est aussi une expérience incroyable sur le plan personnel. En effet, cela vous donne l’opportunité de voyager, de découvrir une nouvelle culture, de nouveaux lieux et de nouvelles personnes. C’est aussi un très bon moyen de devenir (presque) bilingue en peu de temps. Alors oui, c’est dur, c’est stressant, on a peur du regard des autres et parfois on ne comprend pas ce qui se passe autour de nous et on se sent un peu délaissé, mais au bout de quelques mois, la maitrise de la langue devient naturelle, et on ne réfléchit même plus avant de parler.

Je recommande grandement cette expérience si vous avez envie d’enseigner, de voyager, d’améliorer votre langue, ou juste envie de changer d’air pour un an ! Si vous êtes stressés avant de partir, dites-vous que si les écoles font appel à des assistants de langue, c’est que c’est très important pour elles, donc ne vous inquiétez pas, vous serez bien accueillis. Et si vous avez peur de ne rien comprendre, dites-vous que les gens à qui vous parlez ne savent, pour la plupart, pas parler français aussi bien que vous parlez leur langue, donc pas de panique. »

Adèle

Je m’appelle Leïla, j’ai 21 ans et je suis passionnée par l’apprentissage des langues et cultures étrangères. Après avoir passé deux ans à travailler dur en prépa littéraire pour consolider ma culture générale, j’ai intégré une L3 d’anglais où j’ai découvert le programme d’échange d’assistants du CIEP, qui m’a aussitôt séduite. L’occasion se présentait à moi de pouvoir mettre en pratique et transmettre mon amour des langues tout en vivant une expérience d’immersion dans une langue et une culture que je chéris.

Cette année, j’ai donc eu la chance de travailler dans deux collèges-lycées mixtes à Bury St Edmunds en Angleterre. J’ai été accueillie chaleureusement par les équipes de chaque établissement, qui m’ont donné une réelle place et m’ont confié diverses missions. Ma principale mission a été d’entraîner les élèves de 6th form (16-18 ans) aux examens oraux de fin d’année. J’ai travaillé avec eux sur les thèmes de leur programme à travers différentes activités, toutes destinées à les encourager à prendre confiance en eux. J’ai aussi été amenée à travailler avec des élèves plus jeunes, soit dans le but de les encourager à s’exprimer en français à l’oral, soit pour les aider à rattraper leurs lacunes en grammaire. J’ai eu la chance d’avoir eu des élèves qui se sont montrés pour la plupart très curieux de découvrir ma culture et toujours enthousiastes de travailler avec moi.

J’ai également été très bien entourée par mes collègues, qui m’ont montré comment utiliser les ressources pédagogiques mises à disposition par l’établissement à mon arrivée et m’ont transmis les archives des précédents assistants pour m’aider à élaborer les séances de travail. Ils m’ont ensuite accordé beaucoup de confiance et de liberté, tout en restant à mon écoute et en m’apportant leur aide si j’avais la moindre question. Je me suis toujours sentie encouragée et soutenue, tant par les retours positifs de mes tuteurs que par ceux des élèves.

Sur le plan personnel, vivre à l’étranger m’a offert l’occasion d’en apprendre plus sur moi-même et de m’ouvrir aux autres. M’intégrer dans les équipes au travail, vivre en colocation, m’engager dans un travail bénévole… autant de choses qui m’ont poussées à aller à la rencontre de nouvelles personnes, et surtout des locaux, afin de m’immerger dans la culture et de parfaire mon anglais. Cela m’a aussi permis de gagner en confiance en moi.

Sur le plan professionnel, être assistante m’a permis de découvrir un nouveau système scolaire et différentes méthodes pédagogiques, mais aussi de me rendre compte à quel point j’aimais enseigner le français à l’étranger. J’ai tellement apprécié l’expérience que j’ai décidé, encouragée par mes tuteurs, de renouveler l’expérience pour l’année prochaine !

Je tiens à remercier le CIEP pour cette opportunité unique qu’ils nous offrent, et mes collègues enseignants de langue à County Upper School et St Benedict’s Catholic School qui ont rendu mon expérience si enrichissante.

Leïla

J'ai été assistante de français au collège/lycée Bishop of Llandaff de Cardiff, au Pays de Galles, en 2016-2017. J'ai eu la chance d'enseigner dans un collège/lycée où j'étais très entourée par l'équipe des 3 professeurs de français : auprès d'eux, j'ai pu apprendre à construire une séquence de cours, à utiliser de nouveaux outils pédagogiques mais aussi à réfléchir sur la posture d'enseignant et sur l'acte de transmission. Mais d'un autre côté, et c'est ce que j'ai particulièrement apprécié, j'ai eu, dès ma prise de poste, une totale liberté sur la forme que prendraient mes cours de conversation : documents sources, type d'exercices, etc., j'étais libre, dans la limite des thèmes au programme. Le fait de travailler auprès d'un public large (de 11 à 18 ans) m'a aussi permis d'apprendre à adapter mes interventions aux besoins et au niveau de chaque élève. J'ai l'impression, en 1 an, d'avoir gagné en maturité, en autonomie et en confiance en moi grâce aux responsabilités qui m'ont été confiées.

Concernant l'expérience à l'étranger, d'un point de vue plus personnel, elle n'a été que bénéfique. J'ai découvert un pays et une ville que je ne connaissais pas et pour lesquels j'ai eu un véritable coup de cœur, j'ai aussi rencontré d'autres assistants et liés des liens forts avec mes collègues... C'est une expérience humaine dont je garde un très bon souvenir. Et, dernier point non négligeable : j'ai pu parfaire mon anglais !

Finalement, cette année en tant qu'assistante de français a confirmé mon projet professionnel, qui était d'être enseignante. Je pense qu'elle représente aussi un véritable plus dans mon parcours, puisqu'elle m'a permis très jeune d'avoir une expérience de travail significative à l'étranger, ce qui, au sortir des études, représente un atout.

Morgane

  

J’ai passé un an en tant qu’assistant de Français dans un collège et un lycée en Angleterre et j’ai tellement apprécié que j’ai décidé de réitérer l’expérience. Je trouve cette position relativement enrichissante car il est vrai que tous les collégiens et lycéens n’ont pas toujours l’opportunité d’avoir un natif de la langue qu’ils apprennent présent dans leur classe, et le fait de leur apporter un contenu authentique élargit leurs horizons et éveille leur curiosité.

La position d’assistant est avantageuse aussi dans le sens où l’on n’est ni enseignant, ni élève, donc il existe un certain degré de proximité avec les étudiants qui n’entrave en rien la notion de respect entre les élèves et nous, mais qui les met surtout en confiance et les rend plus à l'aise dans la pratique de la langue, hésitant alors moins à poser des questions ou à se tromper.

Il arrive parfois que certains élèves ne soient en rien intéressés par la langue et prêtent peu d’intérêt à ce qu’un assistant peut apporter, mais il y a toujours une bonne technique qui suscitera leur curiosité.

Si je donner un conseil aux futurs assistants, c’est de toujours garder un esprit optimiste en trouvant LA technique qui fera que l’étudiant retiendra ou sera intéressé, et lorsque l’un d’entre eux se rappelle de ce que vous lui avez enseigné et en fait bon usage, la sensation d’avoir bien fait son travail est ‘very rewarding’.

Grégoire