Système éducatif en bref
Présentation
Le Burundi, en forme longue la République du Burundi, est un pays d'Afrique centrale administrativement divisé en 18 provinces.
Structure éducative
Le système éducatif burundais est organisé selon la structure 6+4+2. À partir de 2016, la durée du deuxième cycle du secondaire a été réduite à deux ans au lieu de trois, et l'éducation obligatoire débute à l'âge de sept ans.
Depuis l'adoption de la nouvelle législation en 2014, la durée minimale de la scolarité obligatoire pour les enfants au Burundi a été portée de six à neuf ans.
Gouvernance
Conformément au décret n°100/248 du 20 novembre 2023, il a été apporté des modifications au décret n°100/090 du 28 octobre 2020. Ces modifications concernent les missions, l'organisation et le fonctionnement du ministère de l’Éducation nationale et de la Recherche scientifique.
L'enseignement de base et secondaire est réglementé par la loi n°1/49 du 10 septembre 2013 portant organisation de l'enseignement de base et secondaire.
Enseignement supérieur
Depuis 2011, l'accès à l'enseignement supérieur au Burundi était possible à la suite de l’obtention du certificat d’Humanités Générales/Complètes et du diplôme d’État avec un score supérieur à 50%. Seuls les établissements de l’enseignement supérieur privé pouvaient accepter des étudiants n’ayant pas obtenu leur diplôme d’Etat. Depuis 2018, la loi a modifié ce processus, le diplôme d’Etat devenant le seul critère aujourd’hui pour tout l’enseignement supérieur au Burundi.
Les étudiants au Burundi peuvent choisir entre des universités ou des instituts spécialisés. Le pays offre des options d'enseignement supérieur tant dans le secteur public que privé, avec une majorité d'établissements privés ouverts depuis 1999. Conformément au décret n°100/248 du 20 novembre 2023, les établissements suivants sont placés sous la tutelle du ministre de l’Éducation Nationale et de la Recherche Scientifique au Burundi (art. 6) :
- L'Université du Burundi, abrégée UB ;
- L'École Normale Supérieure, abrégée ENS ;
- La Régie des Productions Pédagogiques, abrégée R.P.P ;
- L'Académie Rundi ;
- Le Centre Public de Formation Polytechnique et de Reconversion Professionnelle.
En 2011, le Burundi a entamé le processus d'implémentation d'un système d'enseignement supérieur structuré autour des cycles de baccalauréat, de master et de doctorat (LMD). Cette réforme vise à aligner l'enseignement supérieur burundais sur le modèle européen post-Bologne, et souligne l'importance de l'assurance qualité au sein de l'enseignement supérieur. Membre de la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) depuis 2009, le Burundi contribue également à la normalisation régionale de l'enseignement supérieur facilitant ainsi la circulation des travailleurs qualifiés entre les pays membres. Actuellement, une norme régionale d'assurance qualité est en cours de développement.
Accréditation et Assurance qualité
La Commission nationale de l'Enseignement supérieur chargée de la coordination et du développement de l'enseignement supérieur. Bien que de nombreux établissements d'enseignement supérieur soient autonomes, plusieurs relèvent directement du gouvernement. La Commission a pour mission générale, le conseil, la régulation, le suivi et l’évaluation de l’enseignement supérieur conformément au présent décret N°100/258 du 14 novembre 2014 portant Réorganisation et Fonctionnement de la Commission Nationale de l’Enseignement Supérieur au Burundi.
Le Burundi est également membre de la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) depuis 2009. Cette communauté comprenant le Burundi, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie, l’Ouganda, le Soudan du Sud, partagent des compétences et des ressources afin d’améliorer l'enseignement supérieur dans cette région. Dans ce cadre, la CAE a établi un organisme central d'accréditation et d'assurance qualité, le East African Higher Education Quality Assurance Ntework (EAQAN).
Cadre national des certifications
Dans le cadre de son intégration à la Communauté de l'Afrique de l'Est, le Burundi est en train de développer un cadre de certifications qui, une fois mis en œuvre, comprendra huit niveaux distincts. Ce cadre vise à standardiser et à améliorer la structure des qualifications dans le système éducatif national.